Exuviation

Écrire, c’est vivre une perte et une libération semblable à cette « petite mort » qu’est la jouissance ou au renouvellement qu’engendre la mue. C’est se frotter à la feuille blanche afin de se libérer d’une peau, devenue, exiguë. Alors, dans un lent arrachement à soi, elle tombe, dans un ultime soupir, les mots se couchent. Et quand celle qui vous démangeait n’est plus, quand le cri est arraché à la chair, vient le manque, le vide, l’inertie.

Que me reste-t-il à tuer du « moi » ?

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