La belle déferlante

Le vide a bougé

Jai vu la vague

S’y abattre, aussi

Rugissante que

La chair qu’elle tenait

Entre ses dents

Belle créature saline

Qui romps les battants

De l’inertie, tu sais

Comme l’on se noie

Dans les déserts désirs

Des villes, je vais

Visage nu, gorge nue

Hanches nues que la houle

Balance, élance

Et mes yeux sanglants

Tiennent le soleil

Pour y jeter l’écho

D’un moi naviguant

Au large depuis

La naissance

D’après ma mort

 

Pourtant

 

Celle qui marche

Seule, nue

T’étreint, te fais

Rouler dans sa poitrine

Comme tu vas, viens

Glisses sous les doigts de

La lune, fidèle à ta liberté

Ne gardant rien en

Ton sein, que l’ardeur

Sais-tu qu’elle t’est si dévouée

Qu’un vide, un vide ne sera

Jamais assez grand

Pour vaincre

Ta belle déferlante

 

Je navigue,

Je navigue, au loin

Ici, en poésie

Où ma prose

Cherche ton sein

 

10 réflexions sur « La belle déferlante »

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