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Peindre est une danse

Peindre est une danse

 

Sous le trait brute et courbé,

N’y vois-tu pas un mouvement de hanche?

 

À travers le jaune ocre

Chaud et danse

Sens suinter la chair

Au suprême effort du poignet

Et dans le rouge entêtant

De l’horizon voilé

Hume un bois de santal

Brûlant

Touche de tes pupilles dilatées

Le souffle haletant

Du créateur et de sa créature

Unifiés

 

 

En bleu indigo

Pénétrant et insondable,

Le regard perçant

De la toile fiévreuse

 

Pris au piège

Laisse frémir ton corps

 

Tu es la danse incarnée.

Sans maux dire

D’elle nous ne savons pas grand chose, seulement qu’elle s’extirpe de l’âme pour pouvoir entrer dans notre monde et s’exposer à nos regards. Conçue par l’entrelacement de débris émotifs qui tissèrent sa chair, après des mois, des années de gestation, elle est un poids et étouffe celui qui devient alors…artiste! Il doit donner le premier coup de pinceau puis le dernier, pour enfin la libérer. Mais la séparation est une épreuve, c’est une partie de lui qu’il arrache.

À sa naissance il faut lui donner un nom. Comme un nouveau-né, elle crie. Un cri muet transcendant.

Sans maudire elle sera.

L’oeuvre ne peut qu’être sans être dite. Elle ne veut utiliser le langage courant, inconscient et mensonger. Et puis que dire? La voix est si légère pour porter un cri. Elle seule sait et se tait.

Chaque Homme porte une énigme, l’art en est le symbole.

 

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Dans la toile, peinture à l’huile

Boomerang

Le Cri

Vertige

De la Vague

Déferlante

J’ai du Vent

Dans mon sang !

Courir

M’essouffler

Danser

M’essouffler

Aimer

M’essouffler

Une voix

Si douce

N’ose pas

Saigner

Des mots

Enragés

La Plume

Les Ancre

Les extirpe

de la gorge,

Crache du noir

Les arrache

Au chaos

De ma chair

De mes doigts

Qui tremblent

Car les maux

Comme le cri

me reviennent

Plus violents

Me lacèrent

Quand l’esprit

Impétueux

Butte

Contre lui-même:

Boomerang

Qui aura l’ART

Pour adversaire.

 

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