Archives pour la catégorie photo

Chine, la belle

Une traversée – un été – deux mois – l’amour en bandoulière – le sud – il y avait des femmes – et puis, un banc – « Pourquoi ne voit-on que les femmes travailler et les hommes jouer? » – on a rit – une minorité – le peuple Naxi – société matriarcale – du bleu indigo – et sur leurs visages-Du caractère!

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Pittoresque

La porte était entrouverte, mon regard se hasarda. Un vieux monsieur me fit entrer. Du bois, ici et là qu’il travaillait sous toutes les formes. J’avançais pas à pas et derrière les morceaux suspendus fus surprise par une merveille: une cuisine pittoresque.

De ses murs émanait une telle chaleur, à rendre jaloux tous les grands intérieurs!

Sous un soleil d’hiver en République Tchèque

Vltava

Elle s’est dévêtue sous un ciel d’hiver et m’a montré sa plus belle peau sur laquelle dansaient, rayons de soleil et flocons de neige. Romantique, précieuse, ornée de douces couleurs, Prague portait en son cœur un bijou qui illumine chaque jour mes souvenirs: la Vltava.
Bedřich Smetana réussit dans le dessein tracé par les notes, à faire couler dans mon sang la beauté tchèque qui me tourmente, à faire palpiter mon cœur d’émerveillement et offrir à mon regard, loin de la ville dont je reste séduite, toute la beauté de son paysage dans une dimension poétique ineffable.

 

 

Cette saison est une liqueur exquise

Sous un soleil d’automne
Mes pensées chatoie
Les arbres dénudés
Le froid au bout des doigts
Dans la prunelle de mes yeux
Les reflets de l’astre en feu
Cette saison est une liqueur exquise
Dont langoureusement je m’alcoolise
Je bois les visages qui passent
Les mains baladeuses
La dorure des feuilles
Et la Seine qui se meut

Une ombre sur mon corps
Son souffle chaud
Je la sens me serrer fort
Courber mes os

Les étoiles sauront bien venir à temps éteindre les feux, balayer la mélancolie et nous offrir des bouquets de rêves taillés dans un croissant de lune

La Vie au premier cri
N’est déjà qu’ombre et lumière
Avec lesquels il nous faut chaque jour
Apprendre à jouer

Mon cœur balance entre hier et aujourd’hui
Ne me parlez pas de demain, sans substance, ni odeur

Cette saison est une liqueur exquise
Dont langoureusement je m’alcoolise
Sous un soleil d’automne
Je bois l’ombre chancelante

De mes amours en fleurs

 

Derrière les barbelés…

Je me souviens d’enfants tentant de l’interpeller en tapant sur la vitre, heureux de découvrir « la bête », ils cherchaient son regard, une reconnaissance. Je me rappelle son visage triste, impuissant et dont le seul pouvoir était de détourner les yeux, faisant entendre qu’il ne serait pas complice de ce spectacle. Et finalement, de rencontre il n’y eu pas. Il fut un temps où l’on mettait des Hommes en cage afin d’exhiber leur étrangeté, qui pouvait se traduire par une couleur de peau différente. À quand ce temps où les êtres vivants qui continuent d’être exposés dans des zoos ou des cirques, ne seront plus des choses captives du plaisir sadique des Hommes  -espèce parmi tant d’autres-  de nos sociétés?

scan-18x27-brillant-1ex_00004a-2.jpg!!!!

Aux armes artistiques citoyens!

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Mon atelier de création se trouve dans un labyrinthe sous chair. Je marche, cours, tape contre ses murs, avec violence souvent sans jamais ne pouvoir en sortir. La chair a peur, tremble, pleure! Le pouls est haletant. Non, il n’y a pas de sortie, mais des créations qui sont des échappatoires. La recherche d’une porte est féconde. Si les routes se ressemblent, chaque pas est nouveau et fera lien entre le visible et l’invisible. L’âme lutte et s’incarne dans une plume, un pinceau et dans cette guerre de soi à soi, donne du beau.

Le combat n’est pas vain.

Aux armes artistiques citoyens!

Frôler

 

Je sens…

La garrigue et les figues

C’est un village

C’est une place

Un vent chaud

Las

Les hommes viendront après la sieste jouer aux boules

Une église sur le côté

La mer, l’horizon, l’espoir au loin

 

Je  le frôle,

Il fait si bon de passer

Passer

Comme lui,

Sans bruit

Murmurer

Chut…

 

Bonheur fragile

 

Grâce

Marcher au rythme de la Marne

Me laisser surprendre par la grâce d’un cygne

L’ange blanc délame

À lui seul un hymne

Au vent qui bouscule

Aux baisers du soleil

Au chant fascinant des oiseaux

Mes pas se font de plus en plus

Délicats, modérés

Je sens la terre bruisser de plaisir

Mon reflet curieusement, me sourit

C’est toute la nature qui m’enlace

La Vie qui m’étreint

 

Et comme le cygne

Deux ailes me sont offertes

Terre, sur ta chair j’inscris mon ombre

Je ne peux rester longtemps sans voir l’horizon, sentir la mer et le vent fouetter ma peau. C’est près d’elle que les deux dernières photos ont été prise, lors d’une ballade matinale sur la plage de Cabourg. Quant à la première photo je l’ai prise à la Bourboule où j’ai pu faire la découverte d’un Sequoia géant, dont la circonférence du tronc (pouvant permettre de mesurer son âge) m’a impressionnée. J’aime énormément les arbres, prendre contact avec eux en touchant leur écorce, comme je caresserai le museau d’un animal.