Archives pour la catégorie photo

Chez ma mère

Chez ma mère

 

C’est un bouquet de fleurs

Avec des fleurs sauvages

Cueillies patiemment

À la lumière du temps

Toute raconte une histoire

La poésie est humble

Chez ma mère

C’est comme si

Une fenêtre s’ouvrait

Chaque jour

Sur le chant des oiseaux

Et je me dis

Que rien ne vaut

Ma chambre d’enfant

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Terre, sur ta chair j’inscris mon ombre

Je ne peux rester longtemps sans voir l’horizon, sentir la mer et le vent fouetter ma peau. C’est près d’elle que les deux dernières photos ont été prise, lors d’une ballade matinale sur la plage de Cabourg. Quant à la première photo je l’ai prise à la Bourboule où j’ai pu faire la découverte d’un Sequoia géant, dont la circonférence du tronc (pouvant permettre de mesurer son âge) m’a impressionnée. J’aime énormément les arbres, prendre contact avec eux en touchant leur écorce, comme je caresserai le museau d’un animal.

Les « petites mains » font les grands chantiers

En Chine, beaucoup de gens continuent de faire dans de grandes ou de petites villes, des métiers d’autrefois. L’été ces artisans profitent de la chaleur, les portes s’ouvrent et mêmes les salons de coiffure s’installent en plein air. J’ai été marquée par le courage des femmes qui font des travaux physiques d’ordinaire en France réservés aux hommes, une des photos l’illustre et montre des femmes travaillant sur un chantier. Elles portent souvent de lourdes charges sur le dos comme des blocs de pierres nécessaires aux chantiers. Malgré leurs difficultés, certains métiers traditionnels perdurent. Dans une ville portuaire j’ai croisé un porteur (photo ci-dessus), cette activité existe depuis plus d’un siècle. Ce monsieur déchargeait le linge  sale d’un bateau touristique: pénibilité, force et hardiesse peuvent se lire sur sa chair.

 

Le temps de vivre

Septembre…nous partions de Bretagne pour aller vers les îles Anglo-Normandes. J’éprouvai toujours ce bien-être que la mer me procure (quoique les conditions météo ne m’ont pas ménagé), ce rapport au temps qui est tout autre: l’heure, nous la regardions seulement pour surveiller celle des marées et des courants. Et le plaisir de tracer une route, unique, qui se refermerait aussitôt après notre passage.

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Les onze mille verges de Guillaume Appolinaire

« Pendant ce temps, dans la rue la foule s’amassait autour du fiacre 3 269 dont le cocher n’avait pas de fouet.
Un sergent de la ville lui demanda ce qu’il en avait fait:
– Je l’ai vendu à une dame de la rue Duphot.
– Allez le racheter ou je vous fous une contravention.
– On y va, dit l’automédéon, un Normand d’une force peu commune, et, après avoir pris des renseignements chez la concierge, il sonna au premier étage.
Alexine alla lui ouvrir à poil; le cocher en eu un eblouissement et, comme elle se sauvait dans la chambre à coucher, il courrut derrière, l’empoigna et lui mit en levrette un vit de taille respectable. Bientôt il déchargeat en criant « Tonerre de Brest, bordel de Dieu, putain de salope! »
Alexine lui donnait des coups de cul et déchargeat en même temps que lui, pendant que Mony et Culculine se tordaient de rire. Le cocher, croyant qu’ils se moquaient, se mit dans une colère terrible.
– Ah! putains, maquereau, charogne, pourriture, cholera, vous vous fouttez de moi! Mon fouet, où est mon fouet? Lire la suite Les onze mille verges de Guillaume Appolinaire

La mer comme la musique, nous offre des horizons infinis

J‘ai navigué sur cet autre monde où le temps n’est plus que du vent. Nous pouvons avancer au plus près, au travers, dos au vent, avancer imperceptiblement lorsqu’il semble être moins fort mais…nous ne pouvons aller au devant de lui. Il est le chef d’orchestre. Paré à virer? Quel bien fou cela fait de sentir la terre s’échapper sous vos pieds, de sentir que votre existence est entre les mains de la nature, entre vos propre mains. La notion du temps n’est plus celle imposé en société, qui ne nous apprend pas l’essentiel pour nous épanouir: savoir prendre le temps de vivre (savourer l’attente, l’ennui, la lenteur, être à l’écoute de ses désirs, de ses besoins, suppose pourtant tout cela). En naviguant on doit être humble. Alors face à mère nature, nous redevenons Homme dans toute notre petitesse et notre grandeur.

 

Mère nature

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La nature comme une mère est toujours prête à nous accueillir en son sein. Elle sait nous réconforter, panser nos plaies. Le murmure des jeunes feuillages caresse, l’eau qui scintille sous le soleil chuchote des mots doux, le corps de l’arbre qui s’épanche nous enlace et nous apaise, l’envol de l’hirondelle nous entraîne au creux d’un ciel qui attend qu’on y trace sa voie. Dans ses bras nous sentons le pouls du monde et puisons la force nécessaire pour avancer, plus vivants que jamais.

Kreuzberg

De passage à Berlin pour quelques jours, j’ai fais la découverte de Kreuzberg quartier populaire au cœur palpitant, situé au centre de la capitale. Je n’avais pas encore traversé la route pour aller vers lui que déjà les rues colorées me tendaient les bras, je pressentais la convivialité, la chaleur humaine et le charme du quartier auquel j’allais succomber. En avant! D’innombrables tags se logent sur les murs, des personnes de toutes cultures se coudoient, les langues aux sonorités turques, allemandes, maliennes se mêlent, les parfums de cuisines se propagent de boutique en boutique, les musiques forment un chœur: un véritable kaléidoscope s’offre à moi, me faisant davantage voyager. Happée par l’atmosphère trépidante, je m’enivre de ces richesses humaines, si modestes. J’ai le sentiment qu’un air de liberté d’être se promène. Liberté d’être de là, d’ailleurs, les cheveux rouges, verts, d’écouter de l’electro, du jazz (ou tout ça à la fois), mais aussi d’être pauvre, démuni, car en avançant un peu plus l’on croise ceux qui se mettent à l’abri des regards et dont le ciel est le toit (je parle de liberté d’être pauvre en pensant, entre autre, à la capitale hongroise dans laquelle les personnes sans-abri ont l’interdiction de pénétrer dans certaines zones de la ville sous peine de condamnation). En poursuivant la visite je suis invitée à participer à une petite fête de quartier (…dans le quartier), pour l’occasion des tables ont été installées et autour en famille, on discute, on boit, on écoute les musiciens jouer…il fait bon de vivre!