Archives du mot-clé amour

éloge du réveil

Tu sais les caresses du soleil, ses appels pressants

Les vapeurs de café qui se posent sur nos peaux indolentes

Tu sais l’éclosion des sens

Le baiser qui fleurit sur mes lèvres

Le poids du temps et son évanescence

Comme les matins se noient dans l’ordinaire

Tu sais le bonheur qui se cueille à la racine

Le premier regard qui s’éveille,

Sa lueur de vie.

Publicités

L’amour odeur de blé

Je me gorge de tes lèvres – de ton cou – de tes seins

Nos pouls se cherchent – se frottent – s’aiguisent

Nous

Renversent

Sur l’or brûlant d’un champ de blé

Le soleil – Attise – Attise

Le ruissellement sur nos chairs dissimulées

S’écoule sur la terre – odeur – d’hard’heure – odeur de blé

L’écume de nos bouches rugissantes

Seul – un vent léger

Et les rayons déclinants

Apaisent nos poitrines haletantes

Fait taire le crépitement des épis enflammés

Et frémir nos mains à leurs racines

Tant que le ciel – notre témoin et complice

Répandra sa semence

Je me gorgerai d’été – d’automne – d’hiver – de printemps

De ses cerises sucrées d’un rouge profond comme tes lèvres

De tes rires – de tes yeux – de tes plaintes

De tout ce que la vie nous offre comme Ivresse

 

Fidélité

Parmi ces instants de bonheur que j’aime nommer étoiles filantes, je me souviens des marches silencieuses passées en la compagnie de Simone de Beauvoir et de Marcel Proust. Quand la dernière page, le dernier mot ont été bu par d’avides pupilles, ce fut comme un ami qui disparaît, que l’on regrette. Des années plus tard ces pas résonnent encore, ils ont pris part à la cartographie du corps.

Petite mort

Dénude mon corps de ses pétales charnelles. Une à une, fais-les tomber sensuelles et légères. Dans un langoureux vertige: l’amour pénètre.

À vifs cœurs lunaires: Battez!

Battez-vous!

Une farandole de cris s’embrasent et agonisent, de voluptueuses fumées s’envolent mon bien-aimé. Dans cet amour ardant, sur nos corps en feu, dansent des ombres haletantes. Flamboyante passion devient guerrière en cendre. Petite mort, coït accompli, désir de flammes que le souffle de l’amour ravive et éteint tour à tour. Mais au délice suprême consumé, survit dans le rouge des braises et leur nuage gris.

Le doux parfum de nos âmes enlacées

Cœur d’automne

J’ai le cœur qui frôle l’automne

Il vagabonde

Des mots en tombent

Couleurs d’or et de feu

Mais la racine morose

Ils se rompent sous mes pas

Errants et maladroits

Les feuilles, les lettres

Sèchent

Quand d’autres tombent

En écrivant

On croit que l’on se déshabille

Leurre

L’on revêt heure après heure

Jour après jour

De nouveaux mots

Pour ne pas se sentir vide

Je l’attends, il reviendra

L’amour n’a pas peur du froid

Chut..

Regarde !

Les arbres se dénudent

Offrent à notre portée

Leurs plus belles parures

Du rouge, de l’orange, du marron

L’heure est à la mutation

N’est-ce pas une belle saison

Pour qui se prépare comme la nature

À affronter l’hiver

Elle nous apprend

L’attente et la patiente

À peu à peu faire silence

La douce tristesse

Qui sait se gorger de soleil

Mes mots songes, mes mots rêves

J’ai le cœur qui fête l’automne

Mes mots dansent au milieu des feuilles

Crois-tu vraiment qu’ils meurent ?

D’une danse endiablée

À 3h Marilyne en débardeur s’affole, sur un rythme danse se déhanche, la chair en transe goutte la sueur de démence…Coule sur mes lèvres, me pénètre, me possède, à mon tour je perds la boule!

« Que voulez-vous?  »

« Une longue escale entres vos reins? »

Elle me tire, oh j’en tremble! nous y sommes. Peau contre peau, exaltantes, battantes à tout rompre.

« Apprivoisez mon sang fiévreux et de mes yeux ne saurez plus rien! »

J’ai sombré, me suis noyé en la ténébreuse enfant et de la suite…n’en sais trop rien.

Respire.

Respire.

D’une musique langoureuse, nos corps s’adresse un bel adieu, non sans remord d’un corps sans cœur, habité

d’un doux désordre.

Matin Ivre

Un voluptueux parfum de café s’envole. Tu dors. Essence au sensuel plaisir, le café fume, je te caresse des yeux, me laisse transporter par ses délices. Tu parles un peu, tu es ailleurs. Sur les vitres la chaleur se condense, tout devient vaporeux. La traversée des nues est à la portée des sens: nos corps s’approchent, se confondent, leurs contours se soulèvent s’éloignent en titubant, tombent et se pénètrent dans un nid de graines charnelles aux pouvoirs envoûtants. Quel langoureux vertige! Ce café me rend ivre, me fait jouir en silence.

Doucement, tu t’animes. Dehors, les silhouettes se pressent. Tu sors du lit, viens à moi. Nous rêvions tous deux. L’amour se promenait ici et là, transporté sur les fleurs séchées, le sablier et la table basse en bois. Ma tasse se vide mais avant de rejoindre les passants, je savoure le goût d’aimer suspendu sur le bout de nos langues, sur ce matin ivre. Tu m’embrasses, je souris.

Un voluptueux parfum de café s’envole et nous emporte sur son nuage sans rives.

Fleurs séchées

Dans un panier en osier

J’ai disposé quelques fleurs séchées

Les années fanent

Sèchent les pétales,

Rose (a) cueillie d’amour

D’un mardi où le cœur chantait

Les souvenirs deviennent fragiles

C’est avec délicatesse qu’il faut les prendre

Et même les regarder

 

Dans le fléchissement quotidien

Qui les guidaient vers l’incarnation du passé

Lorsque jour après jour elles se recroquevillaient

S’immobilisaient dans cet aller sans retour

Nos désirs, nos doutes, nos espoirs

Les mouvements du cœur

Dont si souvent elles avaient été les témoins

 

Et maintenant elles semblent rires !

Elles se moquent de moi

Car chaque fois que je les observent

Que soigneusement entres mes mains

Je les prends et les sent battre

J’ai peur, peur qu’elles se brisent

C’est aujourd’hui un temps impénétrable

Qui les imprègnent

Où la crainte de nous perdre n’existait pas

Alors, j’en prend soin

 

Dans un panier en osier

J’ai disposé quelques fleurs séchées

Les années fanent

Sèchent les pétales,

Rose (a) cueillie d’amour

D’un mardi ou le cœur chantait

DSC01285