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Derrière les barbelés…

Je me souviens d’enfants tentant de l’interpeller en tapant sur la vitre, heureux de découvrir « la bête », ils cherchaient son regard, une reconnaissance. Je me rappelle son visage triste, impuissant et dont le seul pouvoir était de détourner les yeux, faisant entendre qu’il ne serait pas complice de ce spectacle. Et finalement, de rencontre il n’y eu pas. Il fut un temps où l’on mettait des Hommes en cage afin d’exhiber leur étrangeté, qui pouvait se traduire par une couleur de peau différente. À quand ce temps où les êtres vivants qui continuent d’être exposés dans des zoos ou des cirques, ne seront plus des choses captives du plaisir sadique des Hommes  -espèce parmi tant d’autres-  de nos sociétés?

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Kreuzberg

De passage à Berlin pour quelques jours, j’ai fais la découverte de Kreuzberg quartier populaire au cœur palpitant, situé au centre de la capitale. Je n’avais pas encore traversé la route pour aller vers lui que déjà les rues colorées me tendaient les bras, je pressentais la convivialité, la chaleur humaine et le charme du quartier auquel j’allais succomber. En avant! D’innombrables tags se logent sur les murs, des personnes de toutes cultures se coudoient, les langues aux sonorités turques, allemandes, maliennes se mêlent, les parfums de cuisines se propagent de boutique en boutique, les musiques forment un chœur: un véritable kaléidoscope s’offre à moi, me faisant davantage voyager. Happée par l’atmosphère trépidante, je m’enivre de ces richesses humaines, si modestes. J’ai le sentiment qu’un air de liberté d’être se promène. Liberté d’être de là, d’ailleurs, les cheveux rouges, verts, d’écouter de l’electro, du jazz (ou tout ça à la fois), mais aussi d’être pauvre, démuni, car en avançant un peu plus l’on croise ceux qui se mettent à l’abri des regards et dont le ciel est le toit (je parle de liberté d’être pauvre en pensant, entre autre, à la capitale hongroise dans laquelle les personnes sans-abri ont l’interdiction de pénétrer dans certaines zones de la ville sous peine de condamnation). En poursuivant la visite je suis invitée à participer à une petite fête de quartier (…dans le quartier), pour l’occasion des tables ont été installées et autour en famille, on discute, on boit, on écoute les musiciens jouer…il fait bon de vivre!