Archives du mot-clé création

L’ivresse

Nager à perdre la raison

Danser à perdre la raison

Marcher à perdre la raison

Jeûner à perdre la raison

 

Écrire, peindre, créer pour reprendre souffle.

 

 

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Mon film « Du bout des doigts »

Doris perd la vue à l’âge de 30 ans, il participe alors à un atelier de sculpture. D’abord sans grande ambition, cette pratique devient une passion. La perte d’un sens lui permet d’en développer un autre : le toucher. Il lui offre un nouveau regard sur le monde et sur lui-même. Ce documentaire est une immersion dans l’atelier de l’artiste où se dévoile, du bout des doigts, l’acte de création à travers la genèse d’une sculpture.

Cette saison est une liqueur exquise

Sous un soleil d’automne
Mes pensées chatoie
Les arbres dénudés
Le froid au bout des doigts
Dans la prunelle de mes yeux
Les reflets de l’astre en feu
Cette saison est une liqueur exquise
Dont langoureusement je m’alcoolise
Je bois les visages qui passent
Les mains baladeuses
La dorure des feuilles
Et la Seine qui se meut

Une ombre sur mon corps
Son souffle chaud
Je la sens me serrer fort
Courber mes os

Les étoiles sauront bien venir à temps éteindre les feux, balayer la mélancolie et nous offrir des bouquets de rêves taillés dans un croissant de lune

La Vie au premier cri
N’est déjà qu’ombre et lumière
Avec lesquels il nous faut chaque jour
Apprendre à jouer

Mon cœur balance entre hier et aujourd’hui
Ne me parlez pas de demain, sans substance, ni odeur

Cette saison est une liqueur exquise
Dont langoureusement je m’alcoolise
Sous un soleil d’automne
Je bois l’ombre chancelante

De mes amours en fleurs

 

Aux armes artistiques citoyens!

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Mon atelier de création se trouve dans un labyrinthe sous chair. Je marche, cours, tape contre ses murs, avec violence souvent sans jamais ne pouvoir en sortir. La chair a peur, tremble, pleure! Le pouls est haletant. Non, il n’y a pas de sortie, mais des créations qui sont des échappatoires. La recherche d’une porte est féconde. Si les routes se ressemblent, chaque pas est nouveau et fera lien entre le visible et l’invisible. L’âme lutte et s’incarne dans une plume, un pinceau et dans cette guerre de soi à soi, donne du beau.

Le combat n’est pas vain.

Aux armes artistiques citoyens!

La toile vide

« La toile vide. Apparemment: vraiment vide, silencieuse, indifférente. Presque stupéfaite. Effectivement: pleine de tensions, avec mille voix basses, lourde d’attente. Un peu épouvantée parce qu’elle peut être violentée. Mais docile. Elle fait volontiers ce qui lui est demandé et implore seulement la pitié. Elle peut tout porter, mais non tout supporter. Merveilleuse est la toile vide, plus belle que bien des tableaux. »

 

Vassily Kandisky