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Cette saison est une liqueur exquise

Sous un soleil d’automne
Mes pensées chatoie
Les arbres dénudés
Le froid au bout des doigts
Dans la prunelle de mes yeux
Les reflets de l’astre en feu
Cette saison est une liqueur exquise
Dont langoureusement je m’alcoolise
Je bois les visages qui passent
Les mains baladeuses
La dorure des feuilles
Et la Seine qui se meut

Une ombre sur mon corps
Son souffle chaud
Je la sens me serrer fort
Courber mes os

Les étoiles sauront bien venir à temps éteindre les feux, balayer la mélancolie et nous offrir des bouquets de rêves taillés dans un croissant de lune

La Vie au premier cri
N’est déjà qu’ombre et lumière
Avec lesquels il nous faut chaque jour
Apprendre à jouer

Mon cœur balance entre hier et aujourd’hui
Ne me parlez pas de demain, sans substance, ni odeur

Cette saison est une liqueur exquise
Dont langoureusement je m’alcoolise
Sous un soleil d’automne
Je bois l’ombre chancelante

De mes amours en fleurs

 

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Pendant qu’aujourd’hui sommeille

L’impatiente

Me couche sur un puits d’ennui

Tout va trop vite

Tout est trop lent

Avec Oblomov

Lire la vie à l’horizontale

Me bercer d’illusions

 

En caressant demain

 

Pendant qu’aujourd’hui sommeille

Me dérober aux angoisses

Anesthésiées, à la lumière

Qui glisse sans m’atteindre

Le printemps m’inquiète

Tout refleuri

Quand les espoirs se fanent

 

Rester dans l’ombre et sourire au rien

Au vide

À ma déroute

 

Je repense aux bourgeons

Qui frémissaient

Sous l’effleurement des flocons

 

Qui a souhaité la rencontre,

Une fée, un diable?

Mélancolie

La mélancolie s’acharne

À faite pleurer l’âme

À ne pas laisser mourir

Ce qui a fait vivre le cœur

 

Battre la Vie!

 

Alors,

J’étreins la belle tristesse

Qui m’absente du monde

Et dans mon regard

Qu’elle enchaine

Vous verrez

Je ne suis pas là

Je suis à elle

 

Dans cette douce prison

Aux barreaux de chair

Tenir l’amour en fuite

Du bout de la mémoire

Le tenir avec rage

Pour posséder le corps

Encore, encore…

Comme hier

 

Comme jamais plus.

 

Oh non! La mélancolie

Ne fait rien revivre

Elle me condamne

À me perdre

Dans ses abysses

À ne plus être

 

Ici.