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Ton corps est musique

Ton corps est musique

Tes hanches ondulantes

Une Batucada du Brésil

Chaque mouvement

Est un rythme frénétique

Et tu dégoulines de sensualité

Quand je tombe

Captif d’un écho

 

Enivrant

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Ivresses musicales

« (…) Je me demandais si la musique n’était pas l’exemple unique de ce qu’aurait pu être- s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées- la communication des âmes. »

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, La Prisonnière

 

Pour moi, mélomane, le rapport à la musique est frontal, elle agit infiniment sur les émotions.

Gare à la puissante houle

Au corps qui m’échappe

À la conscience évanouie

Et ça pulse

Et ça danse!

Je suis ivre

Ivre

Ivre

Le bateau vogue vers l’horizon

La liberté a un goût de sel sur la peau

Peau qui vibre près d’un juke-box

La parole est charnelle

Quand je danse…

 

Entends

 

C’est horrifiant et magnifique

Le corps gronde, jouit, implore

Sourdement

Laisse le vent fouetter ta peau

Goutte au sel, vogue

Vogue

Danse!

 

Instinctivement

 

Nocturne Op. 9 No. 1

À Guangbo

 

Un couloir, une porte à travers laquelle tu me fis entendre sa voix, celle que mon cœur désirait. J’entrai. De tes doigts, de ta chair touchant celui qui enfante l’ineffable, Frédéric pris son envol. L’impalpable note délicatement dans son secret vint se briser sur l’ange noir, sur nos âmes exaltées. Graves, nostalgiques, romantiques, les mélodies polonaises nous unirent. La musique nous enveloppa dans le drap de l’espoir et de l’amitié.

Nous allâmes le cœur en fleurs, apprîmes  à nous connaitre: Delphiniums venues en décembre, nous avions éclos hors-saison sur une terre en friche, destinés à ne pas être cueillis. Nous dansions au gré du vent, sans racines, notre terre natale était la musique. Il y eu, deux cigares sous le soleil près d’une fontaine et le regard des passants étonnés, car deux cigares sur nos fraîches lèvres, « c’est étonnant » et on riait! Des mots en vrac semés derrière nos pas et des ivresses musicales, des ivresses en partage puis le passé fut évoqué, loin d’une année, et nous, hauts d’une vingtaine. Au Père-Lachaise, notre bien-aimé semblait reposer: « ses mains sont là » mais son cœur, mon ami, est à Varsovie!

Les années fanèrent. Tu es reparti vers ce pays fascinant, celui de Lang-lang et de Yuja Wang et cette nuit dans Paris,  je continue d’aller. J’hume la nocturne Op. 9 No. 1. J’entends une fleur se déployer. Je sens le drap qui s’anime.

Dans l’impalpable note, je te fais signe.

 

(poème écrit en 2016)

D’une danse endiablée

À 3h Marilyne en débardeur s’affole, sur un rythme danse se déhanche, la chair en transe goutte la sueur de démence…Coule sur mes lèvres, me pénètre, me possède, à mon tour je perds la boule!

« Que voulez-vous?  »

« Une longue escale entres vos reins? »

Elle me tire, oh j’en tremble! nous y sommes. Peau contre peau, exaltantes, battantes à tout rompre.

« Apprivoisez mon sang fiévreux et de mes yeux ne saurez plus rien! »

J’ai sombré, me suis noyé en la ténébreuse enfant et de la suite…n’en sais trop rien.

Respire.

Respire.

D’une musique langoureuse, nos corps s’adresse un bel adieu, non sans remord d’un corps sans cœur, habité

d’un doux désordre.

La mer comme la musique, nous offre des horizons infinis

J‘ai navigué sur cet autre monde où le temps n’est plus que du vent. Nous pouvons avancer au plus près, au travers, dos au vent, avancer imperceptiblement lorsqu’il semble être moins fort mais…nous ne pouvons aller au devant de lui. Il est le chef d’orchestre. Paré à virer? Quel bien fou cela fait de sentir la terre s’échapper sous vos pieds, de sentir que votre existence est entre les mains de la nature, entre vos propre mains. La notion du temps n’est plus celle imposé en société, qui ne nous apprend pas l’essentiel pour nous épanouir: savoir prendre le temps de vivre (savourer l’attente, l’ennui, la lenteur, être à l’écoute de ses désirs, de ses besoins, suppose pourtant tout cela). En naviguant on doit être humble. Alors face à mère nature, nous redevenons Homme dans toute notre petitesse et notre grandeur.