Images

Paréidolie ou l’œil du bouc

Photo exposée à la galerie L’œil du huit en mai dernier.

4 paraéidolie
Paréidolie ou l’œil du bouc, argentique, 2017

La mer comme la musique, nous offre des horizons infinis

J‘ai navigué sur cet autre monde où le temps n’est plus que du vent. Nous pouvons avancer au plus près, au travers, dos au vent, avancer imperceptiblement lorsqu’il semble être moins fort mais…nous ne pouvons aller au devant de lui. Il est le chef d’orchestre. Paré à virer? Quel bien fou cela fait de sentir la terre s’échapper sous vos pieds, de sentir que votre existence est entre les mains de la nature, entre vos propre mains. La notion du temps n’est plus celle imposé en société, qui ne nous apprend pas l’essentiel pour nous épanouir: savoir prendre le temps de vivre (savourer l’attente, l’ennui, la lenteur, être à l’écoute de ses désirs, de ses besoins, suppose pourtant tout cela). En naviguant on doit être humble. Alors face à mère nature, nous redevenons Homme dans toute notre petitesse et notre grandeur.

 

Mère nature

DSC00965 (2)

La nature comme une mère est toujours prête à nous accueillir en son sein. Elle sait nous réconforter, panser nos plaies. Le murmure des jeunes feuillages caresse, l’eau qui scintille sous le soleil chuchote des mots doux, le corps de l’arbre qui s’épanche nous enlace et nous apaise, l’envol de l’hirondelle nous entraîne au creux d’un ciel qui attend qu’on y trace sa voie. Dans ses bras nous sentons le pouls du monde et puisons la force nécessaire pour avancer, plus vivants que jamais.