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Miles Davis/Jeanne Moreau/Louis Malle

Ascenseur pour L’échafaud, Louis Malle, 1958

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Le manège de Petit Pierre

Pierre Avezard appelé aussi « Petit Pierre » était malvoyant, pratiquement sourd et muet, il travaillait dans des fermes et débuta cette création, à 28 ans, dans l’une d’elles. Le manège est à découvrir à la Fabuloserie.

Pour en savoir davantage sur Petit Pierre et son manège:

https://www.rivaisjeanine.com/art-brut-et-populaire/petit-pierre-et-son-man%C3%A8ge/

 

L’amour au creux des mains…

Mon film « Du bout des doigts »

Doris perd la vue à l’âge de 30 ans, il participe alors à un atelier de sculpture. D’abord sans grande ambition, cette pratique devient une passion. La perte d’un sens lui permet d’en développer un autre : le toucher. Il lui offre un nouveau regard sur le monde et sur lui-même. Ce documentaire est une immersion dans l’atelier de l’artiste où se dévoile, du bout des doigts, l’acte de création à travers la genèse d’une sculpture.

Michel Foucault, Le corps utopique

« Mon corps, topie impitoyable. Et si, par bonheur, je vivais avec lui dans une sorte de familiarité usée, comme avec une ombre, comme avec ces choses de tous les jours que finalement je ne vois plus et que la vie a passées à la grisaille; comme avec ces cheminées, ces toits qui moutonnent chaque soir devant ma fenêtre? Mais tous les matins, même présence, même blessure; sous mes yeux de dessinent l’inévitable image qu’impose le miroir […] ».

La Vieillesse

La vieillesse est le premier livre de Simone de Beauvoir que j’ai lu. Il est dense, riche d’informations sur les manières d’appréhender la vieillesse et la mort dans différentes civilisations et époques. Des champs d’études tels que la sociologie, l’anthropologie ou la biologie étayent le sujet. La philosophe apporte son point de vue et son expérience personnelle, tout en étoffant le livre d’anecdotes, citant des artistes et hommes politiques, des passages de la vie d’Hugo, Tolstoï ou encore Freud sont mis en lumière. J’ai entendu la voix de Simone de Beauvoir et n’ai pu m’empêcher de dévorer avec empressement et avidité ses autres écrits. Elle est sans aucun doute l’écrivaine que j’admire le plus.

Vieillir reste un sujet tabou, peu de philosophes se sont penchés sur la question et je déplore que dans nos sociétés les personnes âgées restent isolés, vivent solitairement le crépuscule attendu et ne soient considérés que comme « des vieux », en transit vers la mort. En niant cette ultime étape de la vie, c’est pourtant la vie elle même qui est niée. La venue d’un enfant est sacrée, le départ d’un vieillard devrait tout autant l’être. Les relations intergénérationnelles sont si enrichissantes, si nécessaires. La vie est une boucle, une ronde, qui se transmet de main en main. Observer l’enfant et le vieillard réunis nous donne toutes les leçons possibles sur la vie. Quant aux conditions dans lesquelles nous quittons le monde, elles sont si révélatrices de ses failles. Moi Daniel Blake de Ken Loach me vient en tête, une phrase qui fait écho aux sombres actualités et aux récentes décisions gouvernementales:

« Mon nom est Daniel Blake, je suis un homme, pas un chien. En tant qu’homme, j’exige mes droits. J’exige que vous me traitiez avec respect. Je suis un citoyen, rien de plus, rien de moins. »

 

La parole est à Simone:

Colère, douleur, amour: Beautés abyssales!

L’art et la liberté d’expression doivent vaincre.

J’étais présente lors des rassemblements pour la libération de Jacqueline Sauvage, cette femme maltraitée durant des années par son mari, son bourreau et qui a fini par le tuer.

Les combats se rejoignent. Et pour ceux qui jugent de loin, on ne peut combattre la violence par la violence ou la mort par la mort. Fort heureusement la peine de mort dans ce pays est abolie.

Nous ne sommes pas égaux face à nos démons mais la création est un moyen de lutte, contre soi-même, une dictature ou une injustice. C’est une résistance sous toute ses formes. La possibilité d’exister autrement.

Elle est cette petite voix qui permet, quand cela nous parait impossible, de COEXISTER.

Alors, Bertrand Cantat, continue de chanter, de crier, de dénoncer…ta voix est mienne!

 

J’ai eu la chance d’entendre Christophe l’an dernier à la salle Pleyel et d’être transportée vers le cosmos. Une voix suave, fragile, sur laquelle on s’installe comme sur un nuage, des textes poétiques, une musique eclectique…Ce fut l’un de mes plus beaux voyages.

Quand les premières notes de La dolce Vita se sont glissées sous ma chair, le coup de coeur était annoncé…