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Maison, Sichuan, Chine, Argentique, 2017
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« Ecce Animot »

« Souvent je me demande, moi, pour voir, qui je suis – et qui je suis au moment où, surpris nu, en silence, par le regard d’un animal, par exemple les yeux d’un chat, j’ai du mal, oui, du mal à surmonter une gêne. »

Jacques Derrida, L’animal que donc je suis

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L’amour ça court les rues!

L’amour ça court les rues!

Ça se pose au coin d’un banc sale dont les pigeons raffolent

Ça danse sur un comptoir où les bières se renversent

Ça dort sous des ponts sordides où sa voix résonne, seule

Au creux des mains qui répugnent, au creux des yeux fatigués

L’amour ça court les rues comme un animal blessé

Je suis devenue folle un soir de septembre

Je suis devenue folle un soir de septembre

Tout est à sa place et rien ne bouge

Un nuage en passant m’a fait signe

J’y ai mis tout ce qui tournoie sous le crane

Croyez-vous qu’on veuille redescendre dans ces marécages

Où même le vent contre l’inertie, se cogne?

Je suis devenue folle un soir de septembre

Tout est à sa place et rien ne bouge

Un nuage en passant m’a fait signe

 

Vent debout!

Le vent est toujours une petite révolte sur l’apparent répit des heures qui s’égrènent en silence.

Je m’abreuve de sa brutalité, qui mène au cœur battant de l’Homme, à la source de la Terre, qui jamais ne tarira pour peu qu’on la sente couler dans nos veines.

Les mains flâneuses